Le baccalauréat dans le réseau scolaire mondial

Examens

Près de 6 000 bacheliers bénéficient de la dématérialisation de la correction des copies en 2014

Mis à jour le
09/07/2014

Alors que les épreuves du baccalauréat dans les établissements français à l’étranger, qui avaient débuté fin mai en Amérique du Nord, viennent de s’achever en Asie début juillet, le dispositif innovant de dématérialisation des corrections des copies aura bénéficié cette année à 6 000 futurs bacheliers et 1 400 correcteurs.

Équipement dans un centre d'examen

Équipement dans un centre d'examen
Fermer X

Équipement dans un centre d'examen

prev
Équipement dans un centre d'examen
next

Les copies des élèves sont scannées dans les centres d’examen et transférées sur un serveur sécurisé crypté permettant la correction des copies en ligne par les professeurs autorisés. © AEFE

Les copies des élèves sont scannées dans les centres d’examen et transfér...

Vidéo

Vidéo
//www.dailymotion.com/embed/video/x2kk83y

Reportage diffusé sur la chaîne de télévision France 24 portant sur la mise en place du dispositif de dématérialisation de la correction des copies dans les lycées français à l'étranger. Exemple des centres d'examen de Dakar et Bamako. © AEFE

Pour la session 2014 du baccalauréat dans les établissements du réseau à l’étranger, 50 % d’élèves supplémentaires bénéficient de la dématérialisation de la correction des copies par rapport à la session 2013.

Une extension programmée et fructueuse

Mis en place dans la zone Asie-Pacifique par l’AEFE et l’académie de Montpellier lors de la session de 2011, ce dispositif innovant, qui permet d’optimiser et de sécuriser davantage le déroulement des épreuves écrites,  a été déployé progressivement dans de nombreux centres d’examen à l’étranger.
 
Ce déploiement est toujours opéré par l’AEFE en liaison avec une académie en France puisque, à l'étranger comme en France, les examens relèvent de la compétence des recteurs d’académies qui contrôlent l’organisation des épreuves et délivrent les diplômes nationaux. Dans chaque zone et dans chaque académie concernée, l’AEFE met en place des formations pour l’ensemble des acteurs (responsables académiques, responsables administratifs des centres de passation, numérisateurs, enseignants correcteurs).
 
Aujourd’hui, le dispositif concerne 80 pays différents, dans 4 grandes zones du monde :

  • L’Asie et le Pacifique, avec l’académie de Montpellier,
  • L’Amérique du Nord, avec l’académie de de Caen,
  • L’Amérique du Sud (pays du cône andin), avec l’académie de Poitiers,
  • L’intégralité de l’Afrique subsaharienne jusqu’à l’Afrique du Sud, y compris les pays de l’océan Indien (avec les académies de Bordeaux, Nantes et La Réunion).

 
En cette année 2014, le dispositif a été étendu à 11 nouveaux pays d’Afrique subsaharienne, australe et orientale : Afrique du Sud, Angola, Bénin, Cameroun, Ghana, Kenya, Madagascar, Maurice, Mauritanie, Nigeria, Togo.
 
Sur les 30 000 candidats au baccalauréat inscrits dans les établissements de l’étranger,  6 000 élèves de terminale (soit près de 50 % de la nouvelle cohorte de bacheliers du réseau) et plus de 6 000 élèves de première (pour les épreuves anticipées) ont pu profiter de ce dispositif.
 
À l’horizon 2016-2017, l’ensemble du réseau à l’étranger devrait bénéficier du processus de dématérialisation qui reste à déployer en Afrique du Nord, au Proche et Moyen-Orient, en Amérique centrale et en Europe.

Le processus de dématérialisation concrètement

  • Les élèves composent leur copie comme auparavant dans les conditions habituelles ; celles-ci sont scannées dans leur centre d’examen puis stockées dans le coffre du proviseur.
  • Le logiciel procède automatiquement à la vérification des absents, au transfert des images sur un serveur sécurisé en France via un système crypté, à l’anonymat des copies et à leur répartition entre tous les correcteurs.
  • Les correcteurs peuvent alors se connecter à leur compte personnel et accéder à leur lot de copies. Ils disposent également de tous les documents utiles (sujets, barèmes, consignes académiques, etc.).
  • Pendant toute la durée des corrections, les enseignants en charge d’une même épreuve peuvent  échanger avec leurs collègues via un système sécurisé de messagerie instantanée. Ils ont aussi accès à un forum modéré par le référent pédagogique de l’épreuve désigné par le recteur.
  • Les responsables académiques français en charge de chaque zone ainsi que les IA-IPR responsables peuvent suivre  en temps réel l’évolution des corrections.
  • La somme des points attribués est effectuée automatiquement,  de même que la remontée des notes vers les jurys.
  • Pendant la phase de délibération, toutes les copies sont instantanément consultables, ce qui facilite le travail d’harmonisation.

Bénéfices du système

  • Allégement de la charge d’organisation des examens et gain de temps et de personnels sur l’ensemble des centres concernés (de 20 % à 80 % d’économies selon la taille et l’enclavement des centres).
  • Fin du déplacement des correcteurs de copies d’écrit (déplacement des enseignants pour les oraux seulement).
  • Sécurisation de l’organisation, y compris en cas de situation de crise (comme par exemple en 2013 au Mali, au Burkina Faso et au Niger).
  • Réduction de déplacement et de frais pour les familles bénéficiant de l’ouverture de nouveaux centres avec dématérialisation (40 % des familles qui se déplaçaient en Asie n’ont plus à le faire grâce à l’ouverture de 7 centres avec dématérialisation).
  • Amélioration de la qualité des corrections (meilleure coordination avec une implication accrue des académies de rattachement en France, outils nouveaux pour les enseignants et les référents pédagogiques, meilleur brassage des copies, temps de correction étendu, facilitation du travail des jurys, etc.).
  • Homogénéisation des corrections dans le réseau.